SPORT : Naples-PSG, un match volcanique à double sens

Mis à jour : 7 déc. 2018

Volcanique, magmatique, éruptif. Ce sont les termes qui définiraient au mieux le match de ce soir qui a opposé le club parisien à celui du Vésuve en phase de poule de la Ligue des Champions.

Servi, sur une passe efficace, par Kylian Mbappé, Bernat ouvre le score juste avant la mi-temps.

Alors qu'ils étaient au pied du mur, Tuchel et son équipe ont réussi à se mettre un peu plus à l'abri de l'élimination grâce au match nul de ce soir face aux napolitains (1-1). Accompagnés d'une attaque éclair nommée Mbappé-Neymar (et Bernat) - Cavani étant sur le banc jusqu'à son entrée sur le terrain à la 77ème minutes - les titis parisiens ont tenu tête à Naples malgré les difficultés rencontrées en seconde partie de match.


La maîtrise parfaite des parisiens


Sur la pelouse du San Paolo, le club de la capitale a montré les dents et s'est un peu plus écarté de son épée de Damoclès : l'élimination. C'est en première partie de match que le PSG affiche la puissance de chacun de ses joueurs. Passes, dribbles, frappes, possession en sa faveur, on retrouve un Paris Saint-Germain dominant et mettant mal à l'aise son adversaire.


Dès la 5ème minute, les parisiens tentent de faire trembler les italiens avec une frappe de Verratti, sans succès mais donnant le ton d'entrée de jeu. D'un autre côte il y a un brésilien nommé Neymar, tout aussi efficace, qui se distingue de ses autres coéquipiers avec sa vitesse impressionnante et ses techniques intimidantes qui ne ratent pas de faire durer le spectacle (19').


Cependant le numéro ne se fait pas tout seul car le jeune Mbappé s'invite à la fête et tente une volée croisée (23'), qui malheureusement, ne trouve pas le chemin des buts. Mais ce n'est pas pour autant que le jeune champion du monde abandonne. Persévérant, le numéro 7 parisien continue de semer la panique dans la défense adverse et tente une percée, réussie, aux abords de la surface de réparation pour servir Bernat qui enfonce le clou en ouvrant le score juste avant de retrouver le vestiaire (45'+1) .



Rien est acquis, Naples n'a pas dit son dernier mot


Si les spectateurs ont vu un match à sens unique en première mi-temps, ils n'ont pas été déçus de la deuxième. Les hommes de Carlo Ancelotti se sont vraisemblablement fait réprimander dans le vestiaire car débutants cette nouvelle période avec un nouveau visage, à l'image du Vésuve entrant en éruption, les napolitains ont mis le feu dans la défense parisienne.


Déterminée à revenir au score, une menace prénommée Mertens-Callejón-Insigne ouvre les hostilités avec trois frappes (51',53' et 54') - aussi dangereuses les unes que les autres - au milieu de la surface de réparation. Sauvés par le très expérimenté "Gigi" Buffon, les parisiens peuvent compter sur l'ancien champion du monde de 40 ans qui n'a, apparemment, toujours pas perdu sa souplesse d'antan.


Mais la défense parisienne ne s'arrête pas à ce monument du football international. Le jeune allemand Thilo Kherer et son capitaine, Thiago Silva, se sont aussi joints aux côtés du gardien pour contrer cette attaque explosive. Malheureusement, la panique provoquée par le camp adverse napolitain ne manque pas de créer le cafouillage dans la surface parisienne et obtiennent un penalty à la suite d'une faute sur Callejón de la part du capitaine brésilien. Tiré par Lorenzo Insigne, celui-ci trouve facilement le chemin des filets à la 62ème minutes (1-1).


Le retour de l'attaque !


Le penalty coincé en travers de la gorge, le PSG retrouve sa redoutable puissance offensive montrée en première période et reprend la maîtrise du ballon. Très observateur via son banc, le technicien allemand Thomas Tuchel réfléchit de son côté à une tactique pouvant faire basculer la rencontre en peu de temps. On assiste alors à l'entrée de Presnel Kimpembe (73') et du "tueur", El Matador, Edison Cavani (77').


Malgré une envie d'écraser le club italien - qui transparaît dans l'attitude de l'effectif - en vain, c'est la frustration qui prend le contrôle des joueurs. À l'instar de Kylian Mbappé, justement sanctionné d'un carton jaune, par l'arbitre néerlandais Bjorn Kuipers, à la suite d'un mauvais geste sur un joueur napolitain. L'équipe parisienne n'arrivera malencontreusement pas à faire trembler de nouveau les filets, et l'apport de soutient apporté par Eric-Maxim Choupo-Moting (90'+2) n'y changera rien.


Habitué à rencontrer la difficulté en 8ème ou en quart de finale depuis l'ère qatarienne, le Paris Saint-Germain ne s'était jamais retrouvé dans une situation tout aussi délicate en phase de poule de Ligue des Champions. Malgré son attaque de rêve, la fragilité de sa défense se fait ressentir et laisse parfois à se demander si le club a les épaules assez solides pour cette compétition de très haut niveau.


Le résumé du match ( RMC) :




Kultur.


© 2018 KULTUR

  • Icône sociale YouTube
  • Facebook Social Icône
  • Twitter Icône sociale
  • Icône social Instagram

Abonnez-vous !